NOS MUSIQUES


Ils ont financé ou soutenu la restauration de l'orgue Dreymann en 2007 :


Deux instruments, l'orgue Forceville et l'orgue Dreymann, nous accompagnent pour chanter notre foi.

L'ORGUE FORCEVILLE

Jean-Baptiste Forceville, l'un des facteurs d'orgues marquants au début du XVIIIème siècle, naquit à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais vers 1660.
C'est toutefois en 1680 que l'on trouve la première trace de Jean-Baptiste Forceville à Boekhoute en Flandre Orientale, à la faveur d'une réparation de l'orgue. En 1687, après avoir exercé apparemment comme facteur d'orgues itinérant, Jean-Baptiste Forceville s'installa à Anvers. Son activité s'exerça alors au profit de plusieurs oratoires d'Anvers et des environs. Il devint membre de la guilde de "Saint-Luc" de marchands et d'antiquaires d'Anvers. C'est de cette période que date le petit buffet d'orgue aujourd'hui au Temple du Musée à Bruxelles, signé de 1699.
Si la date précise du déménagement définitif de Jean-Baptiste Forceville à Bruxelles n'est pas connue, elle devait se situer entre 1705 et 1706, à la faveur d'une double opportunité. D'abord sa nomination comme maître d'orgues de la Cour; ensuite la commande d'un instrument monumental pour la Collégiale Saints-Michel et Gudule, l'actuelle cathédrale.
Forceville doit être considéré comme un véritable novateur dans la facture d'orgue, quand on considère la qualité et la technique qui séparait son orgue de Haesdonk (1692), avec encore l'octave courte et un jeu de superoctave de un pied, cher à la Renaissance, et son orgue monumental pour l'église principale de Bruxelles, qui n'était postérieur que d'une dizaine d'années. Parmi les nombreuses innovations qu'il introduisit, il convient de mentionner les claviers à tessiture plus étendue et pourvus de toutes les feintes, la pédale indépendante et l'élargissement des tailles.
Jean-Baptiste Forceville qui décède à Bruxelles en 1739, fit école. Il forma des facteurs renommés comme Egide Le Blas, Pieter Van Peteghem, le premier d'une dynastie de facteurs gantois, et, naturellement, son propre fils Jean Thomas. Le goût français, introduit par Forceville dans la facture d'orgues de notre pays, se perpétuera jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Composition sonore:

Bourdon 8'
Prestant 4'
Flûte 4'
Doublette 2'
Fourniture II
Cornet II

L'ORGUE DREYMANN

Bernhard Dreymann, constructeur des orgues du Temple du Musée, est né en Westphalie en 1788. Il s'installa comme facteur d'orgues à Magence vers 1823 et mourut pendant le montage d'un orgue à Fénain, près de Douai, en 1857.
En 1840, il fut appelé à construire un nouvel instrument pour notre église, ce qui constitua un fait assez remarquable à une époque où les facteurs d'orgue travaillaient rarement à l'étranger. Le 9 janvier 1841, François-Joseph Fétis, Maître de Chapelle du Roi, écrivait: "... Je déclare sur mon honneur qu'il y a lieu de recevoir l'orgue construit par M. Dreymann pour le temple protestant et que tout l'ouvrage fait autant d'honneur au talent qu'à la probité de ce digne artiste...".
Dans cet instrument, Dreymann s'éloigne de son style habituel, de tendance post-classique, et suit le mouvement, amorcé par Eberhard Walcker à la Pauluskirche de Frankfurt, vers cette esthétique nouvelle qui était le romantisme (1833). Celle-ci se traduisait principalement dans l'abondance des jeux de fonds, dans l'absence de mutations et de mixtures, et dans la recherche d'un équilibre contrasté entre les deux claviers, appelés "Hauptmanual" et "Kleinmanual". La sonorité de cet instrument fut ainsi, en 1841, perçue comme une nouveauté absolue.
Dreymann toutefois ne persista pas dans cette voie et n'approfondit pas l'orientation prise. Cet orgue, qui doit être considéré comme une nouveauté pour l'époque, est resté unique.

Composition sonore:

A. Hauptmanual:
Principal 8'
Bourdon 16'
Grossgedact 8'
Viola de Gamba 8'
Octave 4'
Waldfloete 2'
Cornett Bass
Cornett Discant
B. Kleinmanual:
Salicional 8'
Floete 8'
Spitzfloete 8'
Floete 4'
Flageolet 2'
(Aeoline 8')
C. Pedal:
Principal Bass 8'
Subbass 16'
Posaune 16'
D. Nebenzüge:
Manual Coppel
Pedal Coppel
(Ventilzug)

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