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« Entre les pavés de l’herbe »

Bruneau Joussellin


Photo : Tom Denis


En Mai 68, il y a eu le slogan : « Sous les pavés, la plage ! ».

En Mai 2020, à Bruxelles, il pourrait y avoir : « Entre les pavés, de l’herbe et des fleurs ! »

Quelle surprise de voir de l’herbe pousser là où il n’y en a pas d’habitude.

Entre les milliers de semelles de chaussures qui battent le pavé et les balayeuses, la nature n’avait pas droit de cité entre les pavés de la Grand-Place de Bruxelles… superbe et minérale.

J’ai lu que le trou dans la couche d’ozone se referme voire est refermé. Pas ou peu d’avions, transports en nette baisse, industries qui tournent au ralenti… et voici la planète qui respire.

Partout où les humains ne viennent plus, ou moins, la nature reprend ses droits, les animaux ressortent, réoccupent les espaces laissés libres maintenant. Les animaux réenchantent leur habitat naturel.

Toutes ces nouvelles devraient nous réjouir. Personnellement, elles m’inquiètent. Non pas en elles-mêmes, mais par ce qu’elles signifient : là où les humains passent, la vie trépasse ! Continent plastique, disparitions de races animales, réchauffement climatique, j’en passe et des pires. La Nausée ! L’humain me donne la nausée, et j’en fais partie. En fin de compte, l’être humain et le seul animal sur terre capable d’y détruire les conditions de la vie, capable à lui seul de l’effondrement de la vie. Certains ont donné un titre à cette situation : Collapsus – changer ou disparaître (éditions Albin Michel).

Et si la Covid-19 (il paraît qu’il faut le féminin – personnellement, je préfère le masculin… le danger vient plus du masculin que de la féminine qui porte la vie) – donc et si le Covid-19 était un acte de rébellion de la nature qui voudrait éradiquer celui qui la tue à grands feux ? Quelle est notre place dans cette nature ? Question écologico-philosophique qui se double d’une question théologique : Comment pouvons-nous encore nous dire les sujets de l’amour de Dieu, nous qui détruisons son œuvre ? Vais-je encore pouvoir dire cela, sans crainte ? Je ne le sais plus !

Humeur noire ! Certes, mais j’ai appris par Pierre Soulages que c’est en touchant le noir du regard que la Lumière s’y révèle. Il faut aller au fond du noir. Et si nous y étions ? Tant mieux, il n’y a que la Lumière qui pourra nous en faire sortir, si nous ne nous leurrons pas de fausses clartés. L’œuvre au noir a commencé… la paix du Noir… Pax vobis cum, disait Jésus à ses amis confinés qui le croyaient enfermé dans le noir le plus absolu, alors qu’ils y étaient. Et vita est lux hominum… et la vie est la lumière des hommes.


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